La procédure de sauvegarde est l'outil le plus puissant et le plus sous-utilisé du droit français des entreprises en difficulté. Conçue pour permettre à une entreprise viable de se restructurer avant d'atteindre la cessation des paiements, elle offre une protection considérable au dirigeant — à condition d'y recourir suffisamment tôt. Depuis janvier 2025, c'est le Tribunal des activités économiques (TAE) de Paris qui est compétent pour les entreprises situées dans la capitale.
La sauvegarde est ouverte à toute entreprise (société commerciale, artisan, agriculteur, professionnel libéral, association) qui justifie de difficultés qu'elle n'est pas en mesure de surmonter, sans être encore en état de cessation des paiements. C'est cette condition — l'absence de cessation des paiements — qui la distingue fondamentalement du redressement judiciaire.
Seul le débiteur peut demander l'ouverture d'une sauvegarde. Les créanciers ne peuvent pas forcer l'ouverture de cette procédure.
Dès le jugement d'ouverture, des effets protecteurs puissants s'enclenchent automatiquement :
Le dirigeant dépose une requête accompagnée d'un dossier comprenant : les comptes des 3 derniers exercices, un état de trésorerie prévisionnelle, un état des créances et des dettes, le nombre de salariés, et un exposé des difficultés rencontrées et des perspectives d'entreprise.
Avant tout jugement, le Président du TAE convoque le dirigeant pour un entretien confidentiel. C'est l'occasion d'exposer la situation et les solutions envisagées. L'assistance d'un avocat à ce stade est fortement recommandée.
La sauvegarde dure en principe 6 mois, renouvelable une fois. À l'issue, un plan de sauvegarde est arrêté par le Tribunal : il peut prévoir des délais de paiement pouvant aller jusqu'à 10 ans, des remises de dettes, des cessions d'actifs. Une fois adopté, le plan s'impose à tous les créanciers antérieurs.
Pour les entreprises d'une certaine taille, des procédures accélérées permettent d'obtenir une homologation du plan en quelques semaines, en limitant la négociation aux seuls créanciers financiers (banques, obligataires). Ces outils sont particulièrement adaptés aux restructurations de dette en situation d'urgence.
Agir tôt, c'est préserver les options. Le cabinet JCS Avocat accompagne les dirigeants d'entreprise à Paris dans toutes les phases des procédures collectives, de l'anticipation des difficultés à la mise en œuvre du plan de restructuration.
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Maître Cellier, avocat au Barreau de Paris (Toque D2191), vous reçoit pour une consultation personnalisée au 21 rue Gréneta, 75002 Paris.